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" La minute management et coaching #263 " Manager : quand vaut-il mieux s'autocensurer ? Une réflexion stratégique et éthique.

Dernière mise à jour : il y a 6 jours

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S'autocensurer : limiter volontairement sa propre expression, généralement pour des raisons de convenance ou pour prévenir une censure externe.


Faut-il toujours dire ce qu'on pense, ou y a-t-il des moments où il vaut mieux se taire ?

L'autocensure, souvent perçue comme une faiblesse ou une forme de compromis, peut aussi être une stratégie prudente, une manière de préserver la stabilité, la cohésion ou même la sécurité de l'organisation. Mais dans quelles situations doit-on réellement s'abstenir ? Et quand l'intégrité, la responsabilité ou l'éthique imposent-ils de s'exprimer malgré les risques ?


Quels sont les contextes où l'autocensure peut être justifiée ?


  • La préservation de la sécurité collective: lorsqu'un propos ou une révélation pourrait mettre en danger la sécurité des collaborateurs, des clients ou de l'entreprise, il est souvent judicieux de s'abstenir.


  • La gestion des relations et de la cohésion: dans certains cas, la franchise brute peut générer des tensions inutiles ou fragiliser la confiance. Lorsqu'un commentaire risquerait de déstabiliser un groupe ou de compromettre une relation stratégique, il vaut mieux temporiser, reformuler ou attendre un contexte plus propice.


  • La protection de l'image de l'entreprise: un manager peut choisir de taire certaines critiques ou vérités dérangeantes pour éviter de compromettre la réputation, surtout en période de crise ou de négociations sensibles.


  • La prudence face à la complexité des enjeux: certains sujets, comme des restructurations, des licenciements ou des enjeux politiques internes, nécessitent une communication maîtrisée. Dans ces moments, l'autocensure permet d'éviter des dérapages qui pourraient se retourner contre l'organisation.


Quelles sont les limites et les risques d'une autocensure excessive ?


  • La perte de crédibilité et de confiance: se taire peut être perçu comme un manque de transparence ou de courage, ce qui mine la crédibilité du manager et la confiance des équipes.


  • La déformation de la vérité: l'autocensure peut conduire à une communication biaisée, à une omission volontaire d'informations déterminantes, ce qui peut nuire à la cohésion, à la responsabilisation ou à la prise de décision éclairée.


  • La compromission éthique: se censurer pour des raisons purement stratégiques peut entrer en conflit avec ses valeurs, notamment celles de transparence, d'honnêteté ou de responsabilité sociale.


  • La perte d'opportunités: trop souvent, éviter de parler peut empêcher l'innovation, la résolution de problèmes ou l'adaptation nécessaire dans un environnement en mutation.


Quand faut-il faire alors preuve de courage et s'exprimer ?


  • La responsabilité éthique: lorsque le silence pourrait causer un préjudice moral, social ou environnemental, il est impératif d'oser prendre la parole. Le manager doit agir en conscience, en assumant la responsabilité de ses paroles.


  • Lorsqu'il en va de la sécurité et de l'intérêt collectif: protéger la sécurité des collaborateurs ou présever la pérennité de l'organisation justifie une prise de parole claire et ferme, même si cela comporte des risques.


  • Pour préserver la crédibilité et le leadership: l'honnêteté, dans la limite du tact et de la diplomatie, contribue à construire une autorité respectée et à instaurer une culture de transparence.


  • Dans un contexte de changement ou de crise: l'authenticité et la franchise favorisent l'engagement et la mobilisation face aux défis majeurs.


Comment naviguer entre autocensure et courage ?


  • La maîtrise émotionnelle et stratégique: prendre le temps de réfléchir avant de parler, évaluer l'impact potentiel et peser le pour et le contre.


  • La formulation constructive: exprimer ses idées ou ses critiques de manière claire, respectueuse et orientée solutions, pour éviter la confrontation inutile.


  • La transparence maîtrisée: savoir quand il est indispensable de dire la vérité, et comment le faire pour préserver la confiance tout en étant responsable.


  • La consultation et l'écoute: dans certains cas, il peut être judicieux de consulter un conseiller, un mentor ou un comité éthique pour peser la nécessité ou non de s'exprimer.


La responsabilité du manager: un équilibre délicat


  • Le manager doit constamment jongler entre deux impératifs: l'intégrité personnelle et la loyauté envers l'entreprise. La vraie sagesse réside dans la capacité à reconnaître quand s'autocensurer pour protéger le collectif, et quand faire preuve de courage pour défendre des valeurs fondamentales.


Se taire n'est pas toujours une faiblesse, mais un acte de responsabilité. Parfois, parler est un devoir moral. La clé est de savoir choisir, avec discernenemnt et humilité, le moment approprié.


L'autocensure peut être une stratégie prudente ou une forme de lâcheté. Elle doit être maîtrisée, et non subie. Un bon manager ne se contente pas de suivre son intuition, mais développe une conscience aiguisée du contexte, des enjeux éthiques, et de ses responsabilités.

Dans un monde en mutation, la véritable force d'un leader réside dans son courage d'exprimer ce qui doit l'être, tout en sachant quand se taire.

Car au final, c'est la capacité à faire la différence entre silence stratégique et compromission qui définit un vrai leader moral et efficace.


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